LA PHYTOTHÉRAPIE

Depuis des millénaires, l’homme a vanté les bienfaits des végétaux. Bien avant lui, les animaux savaient utiliser les plantes, non seulement pour se nourrir, mais aussi pour se soigner. L’étude des comportements animaux le démontre sans conteste. Il y a 2400 ans, Hippocrate, le père de notre médecine occidentale et son école de Kos, a basé sa thérapeutique sur la diététique et la phytothérapie.

Le développement moderne de la biochimie a permis d’extraire, d’isoler les principes actifs des plantes, de les concentrer et de les synthétiser. Les médicaments dits allopathique que l’on utilise actuellement, contiennent certaines de ces molécules issues ou inspirées des plantes.

La phytothérapie utilise une partie du végétal ou la plante entière. L'utilisation des plantes s'inscrit dans une démarche structurée visant à compléter l'action médicamenteuse classique tout en recherchant les effets secondaires minimums. Jean-Marie Pelt l’exprime en des termes plus modernes parlant du totum de la plante : « l’effet thérapeutique ne peut être imputé à un seul constituant chimique ou à un groupe de molécules. C’est l’ensemble des substances présentes dans le végétal qui détermine l’activité de la plante, par un effet de synergie, mais parfois aussi d’antagonisme. » Les plantes sont une source intarissable de molécules et fonctionnent d’autant plus chez les animaux herbivores (chevaux, lapins..).